Série des champions U SPORTS 2017 : Athlète du mois de mars – La domination de Kiss-Rusk mène McGill au premier titre de son histoire

Série des champions U SPORTS 2017 : Athlète du mois de mars – La domination de Kiss-Rusk mène McGill au premier titre de son histoire

par Casey Dulson, Correspondate – Basketball féminin U SPORTS

 

Jouer au basketball pour McGill ? Alex Kiss-Rusk a ça dans le sang. 

La championne U SPORTS, récemment couronnée, est issue d’une famille de basketteurs de McGill – sa mère, Annette Kiss, a évolué au sein des Martlets de 1981 -1986, alors que son père, Richard Rusk, a joué pour les Redmen de 1979-1982.   

« Comme athlètes, ils comprennent vraiment les hauts et les bas d’une saison », de dire la joueuse de centre de quatrième année des Martlets qui a été couronnée JPE (joueuse par excellence) du championnat U SPORTS le mois dernier. « Ils me traitent de la même façon que j’aie connu mon meilleur ou mon pire match alors le climat de cohérence et l’absence de pression m’ont vraiment permis d’évoluer, de devenir une meilleure joueuse et une meilleure personne. » 

Les performances impressionnantes de Kiss-Rusk ont été nombreuses au cours de sa carrière, guidant les Martlets au tout premier Bronze Baby de l’histoire de l’université et vers un sixième championnat RSÉQ consécutif. Largement responsable de l’ascension de McGill au sommet, cette saison, la joueuse de centre de 6’4 '' a été nommée Athlète féminine U SPORTS du mois de mars.  

« Elle est notre pilon » d’expliquer l’entraîneur-chef des Martlets, Ryan Thorne. « Nous allons dans le même sens qu’Alex. Il se peut que nous ne remportions pas tous nos matchs mais Alex nous en donne toujours la chance. »

 

Début précoce 

Kiss-Rusk et ses trois frères ont pratiqué des sports dès leur plus jeune âge — ils les ont à peu près tous essayés — de la nage synchronisée au football.  

À l’âge de 15 ans, la native de Beaconsfield, Qué., a décidé de se concentrer entièrement au basketball, une décision qu’elle considère l’une des meilleures de sa vie.

« C’était vraiment au basketball que je m’amusais le plus et il me semblait que je pourrais y réussir parce que j’aimais tellement ça que je le pratiquerais longtemps », dit-elle.  

 

La campagne vers la gloire 

En amorçant sa quatrième année, Kiss-Rusk cherchait à poursuivre là où s’était terminée sa saison précédente — alors qu’elle avait été nommée étoile canadienne. L’étudiante en psychologie avait conservé une moyenne de 13,6 points par match au cours des 16 affrontements en 2015-16 et s’était retrouvée deuxième au pays avec une moyenne de 2,4 lancers bloqués par match.

Avec le départ de la joueuse offensive diplômée, deux fois JPE et étoile canadienne Mariam Sylla, par contre, les regards se sont tournés vers Kiss-Rusk pour le leadership de l’équipe.  

« Ma première année à McGill, j’avais le statut “redshirt” et j’ai passé une année entière à pratiquer contre Sylla qui demeure l’une des joueuses les plus dominantes de l’histoire de McGill », d’expliquer Kiss-Rusk. Suite à son départ, l’entraîneur Thorne a travaillé avec moi et m’a confié un rôle beaucoup plus important sur le jeu. » 

Les Martlets ont connu un début d’année plutôt cahoteux, se retrouvant avec une fiche de 1-3 lors de la pause des fêtes, mais l’équipe s’est reprise en seconde partie de la saison, remportant huit de leurs 12 derniers matchs. Kiss-Rusk a terminé la saison régulière avec une moyenne de 14,1 points et 9,1 rebonds par match, se classant également quatrième au pays avec 35 blocs de ballon.   

« Nous avons eu bien des hauts et des bas cette saison, compte tenu des blessures, ce qui, comme leader, m’a donné bien du fil à retordre », dit-elle. « Essayer de voir comment coordonner le tout avec cinq nouvelles partantes à chaque match fut tout un casse-tête ! »

 

Une championne nationale 

Alors que le mois de mars s’annonçait et, avec lui, le combat des 4 finalistes RSÉQ, Kiss-Rusk a réussi une marque combinée de 26 points et s’est emparée de 14 rebonds aux dépens de l’UQAM et de Concordia, y compris 18 points et sept rebonds dans le match pour la médaille d’or RSÉQ, une victoire de 63-51 pour les Martlets contre les Stingers.   

« J’en ai arraché un peu pendant la série des 4 finalistes RSÉQ parce que les équipes de la conférence savaient comment me jouer et m’ont déroutée à quelques reprises », dit-elle. 

Mais Kiss-Rusk réservait sa meilleure performance pour la fin de série des 8 finalistes à l’Université de Victoria où sa moyenne a été de 17,0 points 14,7 rebonds et où elle a réussi un doublé dans chacun des trois combats – dirigeant les Martlets vers leur premier titre U SPORTS. 

L’événement du mois, et du tournoi, s’est toutefois produit en finale du championnat, alors que Kiss-Rusk a réussi 20 rebonds dans une victoire de 66-55 contre le Rouge et Or de Laval. Elle a aussi réussi un record de match à deux reprises au cours du championnat, tout en maintenant un taux de réussite de 40 pour cent de ses lancers, y compris une performance de 24 points aux dépens des Ravens de Carleton en demi-finale.   

« C’est vraiment enivrant de voir ma fiche de statistiques, mais cela ne peut se produire que parce que mes coéquipières et le personnel entraîneur me font vraiment confiance », d’affirmer Kiss-Rusk. 

« Ce que vous avez vu aux nationaux n’est que ce qu’elle a fait à répétition dans notre ligue », d’ajouter Thorne. « Au cours de la saison de 16 matchs, elle n’était pas toujours la meilleure joueuse sur le terrain. Mais pendant ces trois jours en mars, elle l’était définitivement. » 

Kiss-Rusk est d’avis que les Martlets ont joué de l’excellent basketball d’équipe lors du championnat des 8 finalistes ArcelorMittal Dofasco U SPORTS. 

« Tout le monde a élevé son jeu d’un cran ce qui m’a permis de jouer peut-être le meilleur basketball que j’aie joué de toute la saison et probablement de ma carrière. » 

Les Martlets n’étaient certainement pas étrangères au calibre de jeu du championnat U SPORTS, ayant cédé la victoire à Windsor il y a à peine deux saisons à Québec — alors que les Lancers avaient remporté leur cinquième bannière nationale consécutive.

« La plus grosse différence entre cette année et 2015 est l’expérience », de dire Thorne. « En 2015, nous étions ici pour la première fois comme équipe et comme personnel et nous avons affronté les championnes nationales en titre depuis quatre années consécutives. Cette année, nous savions à quoi nous attendre et, surtout, ce qu’il nous fallait faire pour réussir. » 

La victoire des Martlets représentait un double jalon pour le RSÉQ, le trophée du championnat effectuant un retour à la maison longuement attendu : L’affrontement McGill-Laval soulignait la première fois que deux établissements du Québec se disputaient la finale nationale. Les Martlets devenaient également le premier programme du Québec à remporter le Bronze Baby — offert à l’origine par le Conseil des étudiants de McGill en 1922 — depuis que les Gaiters de Bishop avaient remporté le titre à deux reprises consécutives en 1983 et 1984. 

« Pour nous, non seulement d’avoir remporté le titre, mais de l’avoir remporté contre une autre formation très forte de notre conférence, envoie un message important au pays », de dire Kiss-Rusk. « Espérons que cela nous méritera le même respect. De voir la bannière et de constater notre réalisation chaque fois que nous mettons le pied au gymnase est extrêmement gratifiant. »

 
 

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