La constance définit le parcours de Clara Gascoigne, l’arrière de Saint Mary’s choisie par le Top 8 des Étoiles académiques canadiennes
La constance définit le parcours de Clara Gascoigne, l’arrière de Saint Mary’s choisie par le Top 8 des Étoiles académiques canadiennes
La constance a toujours défini Clara Gascoigne. Que ce soit en défensive face à la meilleure pointeuse adverse, en organisant sa semaine heure par heure ou en réussissant à atteindre un équilibre entre les exigences du basketball élite et ses études universitaires, l’arrière des Huskies de Saint Mary’s a bâti sa carrière universitaire sur des habitudes constantes et des petites victoires qui s’ajoutent à quelque chose de plus grand.
Ces habitudes ont aidé Gascoigne à obtenir de la reconnaissance en étant nommée parmi le Top 8 des Étoiles académiques canadiennes de U SPORTS, un honneur qui représente autant son excellence académique que ses accomplissements sportifs.
Originaire de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, Gascoigne a obtenu une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’Université Saint Mary’s (SMU) avec une moyenne pondérée de 4,12, couronnant une carrière d’étudiante-athlète de six ans, marquée par le leadership, la discipline et une incidence durable.
« Ça veut dire beaucoup. C’est un immense et réel honneur, a admis Gascoigne. Je pense que ça démontre aussi le grand réseau de soutien que j’ai. Je n’aurais pas été en mesure de faire tout ça si ça n’avait pas été de mes coéquipiers, de mes entraîneurs et du soutien que j’ai reçu de SMU, mes enseignants et ma famille ».
Gascoigne est restée près de la maison pour ses études de premier et de deuxième cycle, obtenant un diplôme en comptabilité avant de s’inscrire au programme de MBA. Elle a fait ce choix puisqu’il lui était familier et parfait pour elle.
« Je suis originaire de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. J’y suis née et j’y ai grandi, et je suis allée à Saint Mary’s, tout juste de l’autre côté du pont. Alors je suis restée à la maison pour mes études de premier cycle et pour ma maîtrise », dit-elle.
Son parcours en basketball a suivi un parcours organique semblable.
Gascoigne a commencé à jouer vers l’âge de six ou sept ans, suivant les traces de sa grande sœur dans le sport, alors que cette dernière est une ancienne joueuse de Saint Mary’s. L’inspiration du début est rapidement devenue une identité.
« Je n’étais pas très bonne à l’école primaire, raconte-t-elle. Puis vers ma septième année, j’ai été retranchée de l’équipe et ça m’a dévastée. Puis, j’ai commencé à me dire "OK, je vais vraiment essayer d’être bonne à ce sport" ».
Ce moment a complètement changé son approche envers le sport. Au lieu de courir après les points, Gascoigne s’est penchée vers la défensive, la compétitivité et l’effort, des qualités qui allaient définir sa carrière universitaire.
« J’en ai fait mon identité, admet-elle. Je me suis dit que j’allais essayer et me différencier en jouant à la défense ».
À Saint Mary’s, Gascoigne est devenue l’une des joueuses les plus décorées de l’histoire du programme. Elle a aidé à mener les Huskies à trois titres de Championnat du SUA, a remporté trois fois le titre de Joueuse défensive de l’année du SUA et a été nommée Joueuse par excellence du SUA et Joueuse défensive de l’année de U SPORTS. Son curriculum vitæ compte aussi de nombreuses sélections au sein des équipes d’étoiles du SUA et des records du programme, étant l’ancrage de l’un des programmes de basketball féminin le plus constant au pays.
Pour Gascoigne, le succès n’a toutefois jamais été synonyme d’un prix individuel ou d’une saison. Il s’agit plutôt de remporter de petites batailles, jour après jour.
« Une des choses que mon entraîneur me dit toujours est de gagner les petites batailles, dit-elle. Tous les jours à l’entraînement, je me disais "OK, on va faire cet exercice, alors je veux gagner cet exercice. Cela a toujours été de bâtir sur ces petites victoires pour en remporter de plus grandes ».
Elle a eu cette même mentalité en classe, une stratégie qui l’a aidée à obtenir cinq sélections au sein des étoiles académiques canadiennes et de nombreuses bourses scolaires de son établissement et de son association.
Gascoigne dit qu’elle a abordé ses études une semaine à la fois, divisant de grands objectifs en étapes plus faciles à gérer.
« Je suis vraiment une personne qui prône la gestion du temps. Je pense toujours à avoir des buts plus petits, plus atteignables pour en construire un plus grand », dit-elle.
La gestion du temps est devenue le fil conducteur de ses succès. Chaque semestre a commencé avec un programme planifié avec soin, la consignation des tâches et des examens et une planification hebdomadaire faite tous les dimanches.
« Ça peut sembler ennuyeux, mais ça ne l’est vraiment pas, insiste-t-elle. Ça ne prend pas plus de 20 minutes pour planifier toute une semaine. Ça fait une énorme différence ».
Les études de cycles supérieurs de Gascoigne ont exigé encore plus de structure. Le programme de MBA est fait de six cours, qui comprennent un séminaire professionnel de perfectionnement hebdomadaire et un groupe de travail exhaustif. Il s’étale sur une année complète, laissant peu de temps entre les semestres.
« C’était sans aucun doute vraiment plus intense et ça demandait beaucoup plus d’implication. Les travaux étaient plus difficiles. Ça demandait davantage d’implication. Il y avait plus de travaux d’équipe, ce à quoi je n’étais pas habituée », note-t-elle.
Elle a aussi accepté d’autres responsabilités de leadership, étant trésorière de la Société MBA et aidant à l’organisation d’événements de réseautage et un important gala d’affaires des fêtes.
« Je pensais que j’étais bonne avec la gestion du temps pendant mes études de premier cycle, mais j’ai compris que, finalement, j’étais juste "correcte" avec ça. Puis je suis devenue encore meilleure dans le cadre de mon MBA », dit-elle.
Une des expériences académiques qui a été déterminante au cours de son programme de premier cycle s’est déroulée outre-mer. Dans le cadre d’une excursion internationale, Gascoigne s’est rendue en Espagne pour y travailler avec des entreprises locales pour résoudre de vrais problèmes, tout en présentant des solutions aux professionnels de l’industrie.
« Je n’avais jamais eu des présentations aux enjeux aussi élevés, avoue-t-elle. C’était vraiment angoissant, mais très bon pour mon développement ».
Sur le terrain, sa dernière saison a offert un autre genre de défi. Alors que les pointeuses clés avaient obtenu leur diplôme, on a demandé à Gascoigne d’élargir son rôle offensif, ce qui l’a poussée en dehors de sa zone de confort.
« J’étais très à l’aise avec mon rôle, dit-elle. Cependant, cette dernière année a vraiment changé, alors que je devais assumer de nouvelles responsabilités ».
Au lieu de résister au changement, elle a sauté dedans à pieds joints, mettant plus de temps à l’entraînement dans le gymnase et en développant des mouvements de référence pour soutenir son équipe.
« Je savais que je devais être en mesure de donner au moins 12 points par match à mon équipe, explique-t-elle. Alors je me suis dit que j’irais au gym et que je m’assurerais de maîtriser les mouvements essentiels ».
L’expérience a renforcé une leçon qu’elle applique désormais au-delà du basketball : la croissance provient de l’inconfort.
« Ne soyez pas à l’aise, dit-elle. Sortir de sa zone de confort est la meilleure manière de grandir ».
Alors qu’elle fait la transition du sport universitaire vers une carrière professionnelle, Gascoigne est en train d’obtenir son titre de CPA tout en travaillant comme comptable. Elle voit son MBA non seulement comme des crédits, mais aussi comme un avantage compétitif.
« J’ai toujours voulu obtenir mon MBA, confie-t-elle. J’ai l’impression que c’est un autre avantage compétitif que je peux avoir, en espérant que ça m’aide à mettre un jour un pied dans la porte. »
Pour Gascoigne, le fait d’être nommée parmi le Top 8 des Étoiles académiques canadiennes n’est pas tant un aboutissement, mais plutôt le reflet de l’environnement dans lequel elle a baigné.
« C’est un prix individuel, mais je n’aurais pu être ici sans tous les gens autour de moi. J’espère simplement rendre U SPORTS fier », conclut-elle.
