Hourston aide l’UBC à écrire l’histoire en cheerleading sur la scène internationale
Quand elle s’est retrouvée sur le podium en Suède avec une médaille de bronze autour du cou, Mackenzie Hourston n’a pu s’empêcher de repenser à tout le chemin parcouru pour y arriver.
Représentant le Canada aux côtés de ses coéquipiers de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) dans la première compétition internationale du programme, Hourston a vu des mois d’entraînement, de levées de fonds et de persévérance culminer en un moment inoubliable.
« Honnêtement, ça veut dire tellement pour moi et pour toute l’équipe, a dit Hourston. D’avoir l’occasion de porter l’unifolié et de voyager à l’international a été quelque chose de gros pour nous ».
Compétitionnant contre quelques-uns des meilleurs programmes de cheerleading au monde, les Thunderbirds ont offert trois de leurs plus solides routines pour obtenir leur place sur le podium.
Pour Hourston, toutefois, l’expérience avait une signification encore plus importante, puisqu’elle avait auparavant semblé si improbable.
À peine quelques années plus tôt, elle s’était presque convaincue de ne pas essayer le cheerleading.
Hourston s’est présentée à UBC avec une expérience de gymnaste et a songé à se joindre aux Thunderbirds à sa première année, mais a finalement changé d’idée.
« Je suis devenue très nerveuse parce que je n’avais aucune expérience en cheerleading », admet-elle.
Elle s’est plutôt concentrée sur son adaptation à la vie universitaire.
« En fait, j’ai trouvé ça assez difficile de me faire des amis », dit-elle.
Après la pandémie, la vie universitaire était toujours un peu différente et, même si elle a songé au cheerleading, elle n’est pas allée aux essais.
Au terme de l’année scolaire, elle savait qu’elle aurait un regret.
« Je me suis dit que j’irais essayer et que, si je n’étais pas choisie, je n’aurais au moins plus de regret », mentionne-t-elle.
Cette décision allait tout changer.
Hourston s’est taillé une place au sein de l’équipe comme remplaçante, ce qui lui a offert l’occasion d’apprendre le sport avant d’éventuellement devenir membre à part entière de la formation de compétition.
« C’est de loin la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie », reconnait-elle.
Elle a rapidement découvert que le cheerleading offrait une chose à laquelle elle ne s’attendait pas.
« J’aime penser que le cheerleading est le sport d’équipe ultime. Il faut faire confiance à chaque personne de notre groupe et de l’équipe parce qu’on tient littéralement des gens dans les airs au-dessus de notre tête et qu’on les lance », note-t-elle.
Cette confiance crée des relations comme rien d’autre.
« Tous les membres de l’équipe sont les meilleurs amis que je me suis faits de ma vie ».
Ces relations sont devenues la base de son expérience universitaire.
Ses longues journées sur le campus commencent souvent le matin avec des cours avant de passer des heures à étudier, à manger et à se préparer aux entraînements de fin de soirée avec ses coéquipiers.
« Ce sont de longues journées, mais ça les rend bien meilleures d’être avec mes personnes préférées au monde », affirme l’athlète.
Le sport a aussi interpelé Hourston parce qu’il y a toujours un nouveau défi qui l’attend.
Que ce soit de maîtriser un nouvel enchaînement acrobatique ou apprendre un lancer en panier plus difficile, elle est constamment en quête d’amélioration.
« Ce qui me rend le plus fière, ce sont les parties qui sont les plus difficiles », souligne-t-elle.
Ce même état d’esprit a aidé à mener les Thunderbirds vers l’une des saisons les plus mémorables de l’histoire du programme.
La possibilité de compétitionner à l’international requiert des mois de campagnes de financement, ce à quoi Hourston a donné un coup de main en tant que vice-présidente de l’équipe.
Le programme est grandement autofinancé, ce qui fait que les activités de financement sont essentielles pour créer des possibilités pour les étudiants-athlètes.
« C’était très important pour moi que tout le monde puisse se joindre au cheerleading s’il le voulait et que les finances ne soient pas un fardeau », note-t-elle.
Cette saison, l’équipe a amassé plus d’argent que jamais auparavant.
« J’en étais très fière! »
Quand l’équipe est arrivée en Suède, elle s’est retrouvée en compétition avec des athlètes que Hourston admire depuis longtemps.
« C’était tout simplement surréel, a-t-elle dit. De voir tous les différents pays et les gens de qui je regarde des vidéos sur le Web... Et de compétitionner contre eux était complètement fou ».
Malgré l’enthousiasme, elle voulait que la concentration de l’équipe reste simple : « Je voulais simplement qu’on se dise qu’on allait être les meilleurs possibles ».
Cette approche a été mise à l’épreuve quand une défaillance de la musique a interrompu l’une des routines de l’équipe avant même de commencer.
Au lieu de paniquer, les athlètes se sont fiés aux innombrables heures qu’ils ont passées à se préparer ensemble.
« On a réussi encore mieux le reste de la routine », a-t-elle rappelé.
La préparation s’étend bien au-delà de l’entraînement physique.
L’équipe pratique régulièrement la visualisation, répétant mentalement chaque détail d’une routine, des prises et du synchronisme à l’éclairage, aux juges et à l’environnement de compétition, bien avant de se présenter sur le plancher.
« C’est très important de se préparer mentalement parce que c’est ce qui peut faire en sorte que ça passe ou ça casse ».
Quitter la surface de compétition après chaque performance demeure le plus beau souvenir de Hourston de ce voyage : « Tu vois tous tes coéquipiers courir à tes côtés et tout le monde sourit. Certains pleurent. C’est tout simplement un sentiment qu’on ne peut pas recréer ».
Remporter la médaille de bronze a rendu ce moment encore plus beau, mais pour Hourston, la médaille représente beaucoup plus qu’un podium. Elle représente la confiance, la préparation et l’engagement qui ont rassemblé l’équipe tout au long de la saison, comme jamais auparavant.
Alors qu’elle amorcera sa dernière année à UBC, Hourston sera encore vice-présidente, tout en préparant sa demande pour le programme d’éducation de l’université, dans l’espoir de devenir enseignante au primaire. Elle rêve aussi d’un jour être entraîneure de cheerleading.
En y repensant, elle espère que d’autres étudiants qui sont nerveux à l’idée d’essayer quelque chose de nouveau se souviendront de la leçon qui a changé sa propre expérience universitaire.
« Allez-y et faites-le, a-t-elle dit. Ce que j’ai appris de cette expérience, c’est que j’avais tellement d’intérêt pour le faire, mais que je suis ensuite devenue tellement nerveuse que je n’y suis pas allée ».
Prendre ce risque aura ultimement transformé sa carrière universitaire.
« Ç’a apporté dans ma vie des personnes qui seront probablement les filles d’honneur à mon mariage, a-t-elle dit. C’est carrément la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie ».
