L’équipe universitaire de natation à Waterloo, source de confiance et d’esprit de camaraderie pour Allen Zheng
Après toutes ces années d’entraînements tôt le matin, d’esprit de camaraderie et de travail pour se bâtir un bon niveau de confiance, le nageur de l’Université de Waterloo Allen Zheng est devenu un meneur dans la piscine.
Alors qu’il en est à sa dernière année avec l’équipe universitaire de natation, Zheng fait le bilan d’un parcours qui a commencé à l’âge de 10 ans – plus tard que pour la plupart des nageurs qui ont fait de la compétition –, quand ses parents l’ont inscrit à des cours parce qu’ils estimaient que c’était là une compétence de base que leur fils devait avoir. Zheng ne savait pas trop où cela mènerait, mais un déblocage est survenu assez rapidement, ce qui l’a propulsé vers la carrière qu’il connaît aujourd’hui.
« Je pense que c’était ma deuxième rencontre de natation, quand j’étais plus jeune », a indiqué Zheng.
« Je me souviens que je m’étais qualifié pour les championnats régionaux. À l’époque, je ne savais pas ce que ça représentait, mais mes parents et mes entraîneurs m’ont dit que j’avais affiché les temps requis. C’était pas mal spécial ».
Ce moment-là s’est avéré le tremplin d’un parcours qui l’a d’abord amené à passer par l’Université d’Ottawa pour ses études de premier cycle pour ensuite aboutir à Waterloo afin d’étudier en optométrie.
« C’est à Waterloo que se trouvait la seule école d’optométrie en anglais au Canada, alors je n’avais pas tellement le choix », a noté Zheng.
« Mais je suis vraiment content d’être ici ».
Le nageur de 23 ans dispute surtout les épreuves de sprint – 50 m et 100 ms style libre – et il doit suivre un exigeant programme de six entraînements par semaine, tôt le matin, afin de parfaire sa technique. Cet entraînement intensif a porté ses fruits, tout particulièrement dans les épreuves par équipes comme les relais, qui sont devenus la principale source de plaisir de Zheng.
« C’est vraiment plaisant de faire les relais », a-t-il dit.
« J’aime vraiment ça disputer des courses avec trois coéquipiers. Un de mes coéquipiers au relais, c’était sa toute première course des SUO et c’était vraiment bien de le voir remporter sa première médaille. C’était là un très beau moment que j’ai pu partager avec mon équipe du relais ».
L’équipe masculine de Waterloo a décroché la médaille d’argent dans cette course, donnant ainsi le ton pour des Championnats des SUO qui se sont avérés très compétitifs. Aux yeux de Zheng, c’est ce niveau d’énergie et de soutien de la part de ses coéquipiers qui font de la natation universitaire une activité tout à fait spéciale.
« Nous nageons les uns pour les autres et nous nous soutenons tout simplement les uns les autres », a-t-il souligné.
« C’est là quelque chose de vraiment important, surtout dans le cas d’athlètes universitaires qui doivent conjuguer sport et études. Aux Championnats des SUO, il y avait tellement de cris et d’encouragements, ç’a créé une ambiance formidable. Ça m’a amené à vouloir encore plus nager pour l’équipe ».
Cette mentalité où les besoins de l’équipe viennent en premier lieu s’est avérée essentielle pour Zheng, qui reconnaît que la confiance est une qualité qu’il a eu besoin de développer au fil du temps. À sa première année d’études universitaires, il a eu de la difficulté à s’adapter à sa charge de travail sur le plan académique et aux exigences en matière d’entraînement. Au fil des ans, le soutien de ses coéquipiers et de ses entraîneurs l’a aidé à croire en lui-même.
« Je trouve que la confiance, c’est une des clés », a-t-il dit.
« À ma première année, ç’a été difficile de m’ajuster quand je suis passé de l’école secondaire à l’université. J’en ai parlé à mes amis, à mes coéquipiers et à mes entraîneurs, et ça m’a vraiment aidé à croire que j’étais capable de passer au travers ».
Cette confiance se manifeste aussi à l’extérieur de la piscine. Zheng a voulu étudier en optométrie parce qu’il avait eu des troubles de la vision dans son enfance, lui qui avait de la difficulté à bien voir quand il jouait au hockey et faisait de la natation. Tout cela a changé quand il a reçu sa première paire de lunettes de sport.
« J’avais l’air vraiment bizarre », a-t-il lancé en riant.
« Cela m’a beaucoup aidé à voir les choses plus clairement. Maintenant, je veux juste aider les gens à profiter de ce qui se trouve autour d’eux, que ce soit dans le sport ou dans la vie de tous les jours ».
Zheng a aussi trouvé la bonne façon de composer avec le rythme exigeant de la vie d’étudiant-athlète. Il a commencé à jouer de la guitare pendant la pandémie et il a appris à jouer des chansons d’Ed Sheeran.
« La musique m’aide à décompresser », a-t-il indiqué.
« Avant l’entraînement du matin, j’écoute de la musique tranquille pour relaxer. Avant une course, je vais écouter quelque chose de rythmé. Eminem me donne de l’énergie ».
Alors qu’il s’apprête à mettre fin à ce chapitre de sa carrière, Zheng a commencé à agir comme mentor auprès de ses plus jeunes coéquipiers, leur faisant profiter des connaissances qu’il a acquises au fil du temps.
« Je leur dis tout simplement d’avoir du plaisir, de se faire le plus d’amis possible et de ne pas trop stresser », a-t-il affirmé.
« Tout va finir par s’arranger ».
Au moment où sa carrière d’athlète universitaire tire à sa fin, Zheng est reconnaissant d’avoir vécu une telle expérience, d’avoir tissé des liens d’amitié et d’avoir fait plusieurs apprentissages en cours de route.
« S’il n’y avait pas eu la natation, j’aurais été une personne complètement différente », a-t-il noté.
« Je pense que je n’aurais pas eu un aussi bon sens de l’organisation ni un tel niveau de dévouement. J’ai appris tellement de choses ».
À l’approche de ses derniers Championnats de U SPORTS, une chose n’a pas changé chez lui : l’amour de la compétition.
« J’adore disputer des courses avec des adversaires dans les couloirs voisins et passer du temps avec mes coéquipiers », a-t-il indiqué.
« Ç’a été un parcours formidable ».
