Clay Hanus prend son élan à Mount Royal avant de passer chez les pros en Suède
Quand Clay Hanus était un bambin et qu’il a enfilé les patins pour la première fois sur un étang gelé se trouvant tout près de chez lui au Minnesota, jamais n’aurait-il pu deviner qu’un jour, il patrouillerait la ligne bleue pour les Cougars de Mount Royal ou que son parcours l’amènerait un jour de l’autre côté de l’Atlantique.
À la suite d’un parcours étincelant au sein de U SPORTS, Hanus a signé un contrat professionnel au mois de mai avec le club de hockey Kalmar qui évolue dans l’HockeyAllsvenskan, deuxième division de Suède.
Avant de mettre le cap sur la Scandinavie, le défenseur de 24 ans a légué un héritage durable à MRU, où il est devenu un des meilleurs défenseurs du circuit universitaire canadien.
« J’adore être ici à MRU », affirme Hanus.
« Dès le premier jour, tout le monde m’a traité avec beaucoup de respect et je pense que je leur ai rendu la pareille. Je me suis fait des amis pour la vie ici ».
Le hockey est une affaire de famille pour Hanus, alors que son père a joué au hockey universitaire à l’Université St. Cloud State, puis dans les rangs semi-professionnels. Les hivers au Minnesota lui permettaient de passer des heures à pratiquer ce sport sur l’étang glacé et à peaufiner ses habiletés dans l’entrée de garage de sa maison, lui inspirant une profonde passion pour le hockey dès un jeune âge.
Une carrière dans les rangs universitaires n’a toutefois pas toujours fait partie de ses plans d’avenir.
« Comme enfant, j’ai tout pratiqué, que ce soit le soccer, la crosse ou le hockey », dit-il.
« Je ne ressortais pas du lot au départ, mais j’aimais vraiment le hockey. Éventuellement, mon objectif était de jouer dans la Ligue de l’Ouest et éventuellement, je me suis dit qu’on verrait où cela me mènerait ».
Il a fini par décrocher un poste avec les Winterhawks de Portland dans la Ligue de l’Ouest, où il a joué quelques saisons aux côtés de son éventuel coéquipier à MRU Shane Farkas. Leur présence, de même que la capacité de l’entraîneur-chef Bert Gilling à se faire convaincant dans ses efforts de recrutement, ont incité Hanus à choisir Mount Royal quand sa carrière junior a pris fin.
C’est là une décision qui a porté ses fruits.
À sa dernière saison chez les Cougars, Hanus a été nommé défenseur de l’année de U SPORTS, joueur par excellence de U SPORTS et il a été retenu au sein de la première équipe d’étoiles canadiennes, et ce, à l’issue d’une campagne où il a déployé son calme, ses talents et son leadership.
« Pour être bien honnête, j’étais entouré de joueurs extraordinaires », tient-il à dire.
« Aussi, Bert et le personnel d’entraîneurs m’ont donné la marge de manœuvre dont j’avais besoin pour jouer à ma manière ».
Hanus attribue le tout à une saison morte où il s’est attelé à la tâche, ajoutant du muscle et peaufinant son jeu défensif, éléments longtemps perçus comme les pièces manquantes de l’ensemble de ses compétences.
« Je trouve que je me suis beaucoup amélioré défensivement dans la dernière année », souligne-t-il.
« J’ai eu l’occasion de jouer en désavantage numérique, on m’a confié des minutes de jeu importantes à la fin des matchs. Cette confiance que les entraîneurs ont témoignée à mon endroit signifiait beaucoup pour moi ».
Hanus s’est aussi retrouvé au cœur d’un des matchs les plus mémorables dans l’histoire du hockey de U SPORTS, soit l’affrontement épique que MRU a disputé contre l’Université métropolitaine de Toronto en quarts de finale du championnat national et qui a nécessité six périodes de prolongation.
« C’était, de loin, le match le plus fou auquel j’ai eu l’occasion de participer », assure Hanus.
« Après la quatrième ou cinquième période de prolongation, tout le monde avait des crampes aux jambes. Nous avalions tout ce que nous pouvions trouver – du Pepsi, du miel, des électrolytes ».
MRU n’a pas réussi à avoir le dessus dans ce match interminable, mais les efforts des Cougars leur auront quand même permis de trouver place dans les livres d’histoire, établissant la fondation de succès futurs.
« Mount Royal a vu plusieurs de ses joueurs remporter des prix individuels », dit-il.
« Je crois toutefois que la prochaine étape pour le programme est de remporter un titre national en équipe ».
À l’extérieur de la patinoire, Hanus poursuit des études en commerce dans le but de travailler un jour dans le domaine des ventes ou de devenir entrepreneur. Cet intérêt lui vient en partie d’avoir observé sa mère établir une garderie à partir de zéro et qui fonctionne bien au Minnesota.
« J‘aime le côté affaires des choses », affirme-t-il.
« Le fait que le nombre d’étudiants par classe à MRU soit moins élevé aide vraiment. J’ai vraiment le sentiment d’avoir beaucoup appris, surtout dans un contexte où j’étais de retour aux études après quelques années de pause ».
À l’extérieur du hockey et de ses cours, Hanus a profité à fond de la vie en Alberta, passant du temps au grand air, surfant sur le lac, jouant au pickleball et profitant des Rocheuses.
« Mon père m’a enseigné à être responsable, à travailler dur et à ne jamais blâmer l’entraîneur », raconte Hanus.
« Tout ce que tu récoltes, c’est ce que tu as semé. Cette mentalité m’habite vraiment ».
