Comment Corey Grant a-t-il transformé une rencontre fortuite en conquête de championnat et en carrière d’entraîneur
Le parcours de Corey Grant pour devenir entraîneur-chef de l’équipe de football des Ravens de Carleton est une histoire de passion, de persévérance et d’objectifs, dont un qui a commencé par un tournant inattendu qui a changé le cours de sa vie, pour le mieux.
« Je devais aller au Saltfleet Field pour un essai avec l’équipe de soccer, a dit Grant. Cependant, ma tante m’a par erreur emmené à l’école secondaire Saltfleet. Ils y jouaient au football et un entraîneur a demandé si je voulais essayer ».
Les présentations accidentelles ont déclenché un amour pour le sport qui a fait passer Grant des terrains de Stoney Creek, en Ontario, à une carrière dans la LCF et aujourd’hui au poste le plus important à Carleton.
Après une carrière remarquable au niveau secondaire, Grant est allé à l’Université Wilfrid-Laurier, choisissant les Golden Hawks contrairement à d’autres programmes en partie pour rester près de la maison, mais aussi pour exaucer le souhait de sa grand-mère, qui ne voulait pas qu’il se déplace trop loin de Hamilton.
À Laurier, Grant a fait la transition de porteur de ballon à receveur éloigné, un changement qui a été l’étincelle d’un moment où il a réalisé à un match des étoiles au secondaire, que « des gars beaucoup plus gros que moi (lui) » dans le champ arrière. Ce changement a pavé sa voie vers sa carrière dans la LCF.
Grant a été choisi septième rang du Repêchage de la LCF en 1999 par l’équipe de son patelin, les Tiger-Cats de Hamilton. L’histoire de sa journée de repêchage semble tout droit sortie d’un film. Une course à la sortie d’un examen pour regarder les nouvelles, des pleurs de joie en entendant son nom être nommé par le légendaire entraîneur Ron Lacanster, et le fait de garder le t-shirt jaune taché qu’il portait ce jour-là comme souvenir.
Sa saison recrue a culminé avec la conquête d’un championnat de la Coupe Grey et le titre de recrue de l’année dans l’Est, tout ça à l’âge de 22 ans.
« Cette saison, c’est un rêve devenu réalité, a dit Grant. J’ai obtenu mon diplôme universitaire, j’ai été repêché par l’équipe de mon coin de pays et je l’ai aidée à remporter la coupe Grey. Je ne l’oublierai jamais ».
Ce n’était pas seulement à propos de ce qui s’est passé sur le terrain. Grant a toujours eu un œil sur la suite. Avec les encouragements de l’organisation des Tiger-Cats, il a commencé à explorer l’enseignement et l’encadrement comme entraîneur, obtenant une maîtrise tout en jonglant avec le football.
« Je terminais mes devoirs dans l’avion et j’étudiais le livre de jeux en même temps, a-t-il dit. Je savais que je voulais devenir entraîneur, et je savais que l’encadrement était de l’enseignement. Être entraîneur, c’est servir les autres ».
Cette philosophie continue de le définir comme leader. Le parcours de Grant jusque dans les rangs des entraîneurs comprennent du travail sur le terrain avec les Spears de Niagara et les Cowboys de Halton, de l’expérience professionnelle avec les Tiger-Cats de Hamilton et a été le coordonnateur offensif de l'équipe McMaster lors de la Coupe Yates 2019. Chaque étape a offert des leçons, y compris des reculs.
« Il y a des emplois que je n’ai pas eus, a-t-il rappelé. Ils disaient que j’avais besoin de plus d’expérience, d’une spécialisation ou de diriger une équipe qui n’avait pas gagné. Alors j’ai fait tout ça. Il faut y mettre du travail. »
Maintenant à la barre des Ravens, Grant se concentre à bâtir un programme avec des objectifs. Son approche mêle des principes de base de la vieille école avec du leadership moderne enracinés dans l’empathie, l’énergie et le service.
« Mon boulot est de servir. De quoi mes joueurs ont-ils besoin de ma part, sur le terrain, à l’extérieur, comme personne, demande-t-il. L’énergie ne disparait pas; elle se transforme. Je veux amener la bonne énergie dans le vestiaire chaque jour ».
Père de deux enfants et mari, Grant dit que sa vision d’entraîneur a été modifiée par son expérience de vie. Il s’efforce d’équilibrer ce que son rôle demande en étant présent à la maison et en étant un exemple à ce chapitre pour les jeunes hommes qu’il dirige.
« Je n’étais pas entraîneur-chef quand j’étais célibataire comme je le suis désormais avec des enfants, a-t-il dit. Tout change, ma façon de diriger, d’encadrer, d’écouter ».
Quand on lui demande quel message il souhaite que ses étudiants-athlètes entendent, sa réponse est simple, mais puissante : « Tu mérites d’être ici. Tu es quelqu’un. Tu es précieux. Sois le meilleur dans tout ce que tu décides de faire. Il n’y a pas de raccourcis vers le succès ».
