23 May 2025
Du titre de joueuse de l’année à celui de championne nationale : le parcours de Raya Surinx vers une saison digne d’un contes de fées
Pour la joueuse de volleyball de l’Université du Manitoba qui sort du lot, Raya Surinx, le succès n’a jamais été une histoire d’honneurs individuels, mais plutôt un récit portant sur les personnes à ses côtés sur le terrain et de la communauté qui remplit les gradins.
Surinx, une étudiante de troisième année des Bisons du Manitoba, a effectué une rapide ascension pour devenir l’une des athlètes connaissant le plus de succès au volleyball féminin de U SPORTS. Nommée deux fois Athlète de l’année au pays dans son sport, elle a aidé à mener les Bisons à remporter un championnat national sur leur propre terrain en 2025, un objectif de longue date qui a couronné des années de renforcement de l’équipe et de persévérance.
« C’était tellement un groupe spécial, affirme Surinx. Notre objectif général était de retrouver le plaisir de jouer au volleyball. Nous devions juste repartir à zéro et j’imagine que ç’a fonctionné ».
Les Bisons ont terminé au quatrième rang à la première saison de Surinx et ont remporté le bronze l’année suivante. Avec un noyau intact des saisons suivant la COVID et une foule à domicile derrière elles quand l’enjeu était élevé, les Bisons n’ont rien laissé au hasard en 2025 et ont ramené l’or à la maison.
« D’avoir tous nos amis, notre famille et même d’anciens entraîneurs dans la foule a rendu tout cela tellement spécial, dit-elle. Les autres équipes portant les couleurs des Bisons se sont aussi présentées et c’était complètement fou ».
Le parcours de volleyball de Surinx a commencé en septième année après avoir vu une voisine jouer dans un club de volleyball.
« Je me souviens d’être allée assister avec ma mère à l’un de ses matchs et je me disais que tout ça était très spécial, rappelle-t-elle. Je jouais au soccer à l’époque et j’ai demandé à ma mère si je pouvais essayer quelque chose de nouveau. Puis, ma meilleure amie et moi avons fait les essais pour la même équipe et nous avons réussi à nous tailler une place au sein de cette équipe. »
En 11e année, la joueuse originaire de Winnipeg a été recrutée par l’entraîneur-chef du Manitoba Ken Bentley et a trouvé une nouvelle maison chez les Bisons.
« Je suis tellement casanière, assure-t-elle. Après avoir rencontré Ken, Michelle et l’équipe, je savais que c’était un match parfait ».
Surinx indique que l’ajustement à la vie universitaire et le train-train du volleyball postsecondaire a été un grand pas à franchir. Toutefois, elle rend crédit à ses coéquipières et entraîneurs pour avoir fait en sorte que la transition se fasse sans heurt, particulièrement à sa saison recrue.
« Ken a fait du bon boulot pour nous intégrer, dit-elle. Il s’est assuré que les recrues avaient du temps pour des exercices et nous a fait sentir comme faisant partie du groupe. Ç’a beaucoup aidé ».
C’est le même mentorat que Surinx offre désormais aux plus jeunes joueuses. À l’aube de sa quatrième année, elle continue de se concentrer sur son rôle en tant que vétérane avec les Bisons, particulièrement avec une prochaine cuvée imposante.
« Nous avions le même noyau de vétéranes pendant trois ans, et nous devons maintenant être à la hauteur du rôle, a-t-elle dit. Cependant, nous avons appris des meilleures ».
Le parcours de Surinx n’a pas été exempt d’obstacles. Après un été exigeant avec le programme de prochaine génération (NextGen) de Volleyball Canada, elle est retournée à l’école physiquement, mais elle était drainée mentalement.
« J’ai vécu un épuisement professionnel au début de l’année. Mes entraîneurs l’ont vu avant moi. Ils m’ont dit de prendre une pause et j’en avais besoin », raconte-t-elle.
Cette expérience lui a appris l’importance de la communication et du repos, ce sur quoi elle met désormais l’accent avec ses coéquipières.
« Si tu ne te sens pas à 100 %, parle. Le reste, ça fait aussi partie du fait d’être une athlète », mentionne-t-elle.
L’expérience NextGen lui a aussi offert un aperçu du volleyball international et de ce que ça prend pour jouer dans les rangs professionnels. Elle a voyagé au Mexique et en République dominicaine avec le programme et a appris à s’adapter rapidement aux nouveaux styles et systèmes d’encadrement.
« C’est une importante courbe d’apprentissage, souligne-t-elle. C’est très gros d’être capable de s’adapter et d’être facilement encadrées. Il faut accepter divers systèmes et savoir que tu vas t’ajuster plus tard ».
Alors que le volleyball professionnel fait partie de ses plans d’avenir, Surinx doit aussi jongler avec la vie d’une étudiante en sciences, comme les autres.
« Si je n’aime pas jouer chez les professionnelles, je veux être capable de m’éloigner sans regret, dit-elle. Je veux toutefois l’essayer pendant que j’en suis encore capable ».
En dehors du volleyball, Surinx trouve le bonheur dans des quêtes beaucoup plus calmes. Avide lectrice, elle apporte son Kindle partout, à bord des autobus et des avions de l’équipe, et même aux abords du terrain avant les matchs.
« Ça m’aide à me vider l’esprit avant les matchs, précise-t-elle. J’aime m’évader dans des romans fantastiques ».
Le conseil de Surinx aux jeunes athlètes est de simplement se concentrer à faire le boulot.
« Fais le travail en coulisse. Ça n’a pas à être glamour. Sois simplement toi-même. C’est toujours bien suffisant », conclu-t-elle.
