LES ENTREVUES DE LA 50E COUPE VANIER: Terry Dolan (1966)
Lors de la deuxième Coupe Vanier, le quart-arrière recrue Terry Dolan a complété 12 de ses 19 passes pour des gains de 282 verges, 4 touchés et aucune interception. Ses quatre passes de touché représentent toujours un record de la classique, à égalité. StFX s’est emparé d’une confortable avance de 27-0 au milieu du deuxième quart et a filé vers une convaincante victoire de 40-14 sur Waterloo Lutheran au Stade Varsity à Toronto.
LES ENTREVUES DE LA 50E
COUPE VANIER: 1966
Une conversation avec...
Terry Dolan, quart-arrière, X-Men de
l’Université StFX
Lors de la deuxième Coupe Vanier, le quart-arrière recrue Terry Dolan a complété 12 de ses 19 passes pour des gains de 282 verges, 4 touchés et aucune interception. Ses quatre passes de touché représentent toujours un record de la classique, à égalité. StFX s’est emparé d’une confortable avance de 27-0 au milieu du deuxième quart et a filé vers une convaincante victoire de 40-14 sur Waterloo Lutheran au Stade Varsity à Toronto.
Quel est votre principal souvenir de la semaine de la Coupe Vanier et de votre expérience en général?
Ce fut une merveilleuse récompense pour une excellente saison au sein de la conférence de l’Atlantique. Nous avions appris quelques jours seulement avant notre finale de conférence contre Saint Mary’s que si nous l’emportions, nous serions invités. Il y avait eu une grève des compagnies aériennes à l’époque, alors nous avions dû nous rendre à Toronto en train. Nous avons quitté Antigonish le mercredi et sommes finalement arrivés à Toronto en fin de soirée le jeudi. Les organisateurs de la Coupe Vanier avaient fait un excellent travail avec les événements satellites, mais pour être honnête, nous étions totalement concentrés sur le match.
Quel est votre principal souvenir du match comme tel?
En tant que quart-arrière, je dirais la façon dont toutes les facettes de notre attaque ont fonctionné ce jour-là. Notre attaque au sol avait excellé durant toute la saison, mais notre jeu aérien n’avait pas été très constant. Tout fonctionnait cette journée-là!
Quel fut le jeu clé du match selon vous?
Je crois que ce fut notre deuxième touché, réussi tout juste après notre premier. Nos adversaires ne semblaient simplement pas prêts pour notre force de frappe et nous avons gardé le pied sur l’accélérateur pendant 60 minutes.
Personnellement, quel fut votre plus gros jeu ou votre plus importante contribution dans le match?
C’est difficile d’en identifier seulement un, alors probablement les quatre passes de touché. Et l’avance de 27-0 au deuxième quart se prenait bien.
Est-il survenu quelque chose d’inhabituel ou hors de l’ordinaire pendant le match ou pendant la semaine?
Le voyage aller-retour en train fut toute une expérience. Nous avions prévu nous entraîner à l’Université McGill lors d’un arrêt à Montréal, mais ni le transport une fois sur place, ni le terrain n’étaient disponibles. En fait, nous n’avons presque pas pu pratiquer de mardi à vendredi.
Les entraîneurs ont-ils changé quoi que ce soit dans la routine habituelle en préparation pour le match?
Rien en particulier. Par contre, notre entraîneur Don Loney avait disputé de nombreuses parties de la LCF au Stade Varsity, alors il a pu nous raconter quelques anecdotes à propos de sa carrière.
Comment avez-vous réagi - personnellement ou en tant que groupe - au stade, à la foule, aux conditions climatiques?
Sans surprise, il y avait un important contingent de diplômés et de partisans de StFX au match. Comme joueurs de première année, nos aînés nous avaient parlé du soutien légendaire des diplômés de StFX. Les partisans de Waterloo n’ont pas eu beaucoup d’occasions de se réjouir.
Quels sont vos souvenirs des célébrations d’après-match sur le terrain et/ou dans le vestiaire?
Au début, c’était le chaos... puis un simple sentiment de satisfaction s’est emparé du vestiaire. Pour moi, le plus spécial était la satisfaction qui se lisait sur le visage de Coach Loney et de son adjoint John « Packy » McFarland. Ce sont eux qui avaient mis toutes les pièces du casse-tête en place, et nous n’avons eu qu’à exécuter leurs plans de match pendant toute la saison. Les joueurs qui en étaient à leur dernière année avec l’équipe arboraient eux aussi de larges sourires!
Quels sont vos souvenirs du voyage de retour?
Deux jours en train avec une équipe championne, avec des « rafraîchissements » achetés lors de quelques arrêts, ce fut toute une célébration!
Quelle fut la réaction sur le campus à votre retour?
Nous sommes arrivés vers minuit le lundi et environ 2000 étudiants et citoyens étaient là pour nous accueillir le long de la rue West, qui mène au campus. Puis, il y a eu un rassemblement au théâtre de la chapelle et nous avons répondu à de nombreuses questions. Il faisait probablement jour lorsque la plupart d’entre nous avons finalement été nous coucher. L’ambiance de fête a duré pendant une bonne semaine.
À l’époque, comme cette victoire à la Coupe Vanier a-t-elle changé votre quotidien?
Sans dire que la victoire a changé notre quotidien, il y avait définitivement un sentiment accru de fierté, nous étions très fiers de la façon dont nous avions représenté StFX. Personnellement, j’avais désormais la certitude que je pouvais évoluer à ce niveau.
À quelle fréquence vous remémorez-vous cette victoire à la Coupe Vanier?
Le sujet revient sur la table à chaque fois qu’il est question du football de SIC. Mes amis ici à Calgary sont au courant, alors c’est souvent eux qui abordent le sujet. De plus, quelques-uns de mes anciens joueurs du niveau secondaire ont participé au match soit avec l’Université de l’Alberta ou l’Université de Calgary, alors ça ajoute à la conversation.
Avec du recul, la victoire de 1966 est-elle encore plus spéciale considérant que les X-Men n’ont pas remporté le titre canadien depuis?
Il y a un certain sentiment de satisfaction, on se sent un peu spécial. Par contre, à l’époque, nous étions certains que nous allions participer de nouveau au match et ensuite, au fil des ans, nous avons espéré que StFX l’emporterait de nouveau. Ça prouve à quel point c’est difficile.
Qu’est-ce qui est le plus spécial, une bague de la Coupe Vanier ou la fameuse bague X de StFX?
À notre époque, il n’y avait pas de bague de la Coupe Vanier, mais les commanditaires nous avaient remis de très belles plaques individuelles. Pour moi, la bague X représente l’ensemble de mon expérience à l’université, et notre victoire à la Coupe Vanier est l’un des faits saillants de cette expérience.
Quel diplôme avez-vous obtenu de StFX?
Je suis bachelier en éducation physique et en éducation.
Dans quel domaine avez-vous travaillé suite à votre victoire à la Coupe Vanier?
J’ai passé trois années de plus à StFX puisque nous avons gagné la Coupe Vanier à ma saison recrue. Par la suite, j’ai accompli exactement ce que je voulais, c’est-à-dire jouer le plus longtemps possible, enseigner et être entraîneur de football afin de partager mes connaissances. J’ai connu une carrière de 37 ans très satisfaisante après avoir accroché mes crampons. Je suis encore impliqué dans le sport au niveau secondaire, un peu en retrait aujourd’hui. Un vétéran qui tente toujours de partager les valeurs de SIC et de la Coupe Vanier, soit les études et le sport.
