LES ENTREVUES DE LA 50E COUPE VANIER: Don Bayne (1968)
Lors de la quatrième Coupe Vanier, le quart-arrière Don Bayne a reçu le trophée Ted Morris remis au joueur par excellence du match après avoir complété 14 de ses 19 passes pour des gains de 250 verges, trois touchés et aucune interception. Après avoir accordé un touché à Waterloo Lutheran après seulement quatre minutes de jeu, Queen’s a répliqué avec 36 points sans riposte en route vers un gain convaincant de 42-14 au Stade Varsity à Toronto.
LES ENTREVUES DE LA 50E
COUPE VANIER: 1968
Une conversation avec...
Don Bayne, quart-arrière, Golden Gaels de
l’Université Queen’s
Lors de la quatrième Coupe Vanier, le quart-arrière Don Bayne a reçu le trophée Ted Morris remis au joueur par excellence du match après avoir complété 14 de ses 19 passes pour des gains de 250 verges, trois touchés et aucune interception. Après avoir accordé un touché à Waterloo Lutheran après seulement quatre minutes de jeu, Queen’s a répliqué avec 36 points sans riposte en route vers un gain convaincant de 42-14 au Stade Varsity à Toronto.
Quel est votre principal souvenir de la semaine de la Coupe Vanier et de votre expérience en général?
Dans l’ensemble, mes souvenirs de la semaine de la Coupe Vanier sont fantastiques. Ce fut une expérience extraordinaire et un événement organisé de façon très professionnelle, surtout si l’on considère qu’il s’agissait seulement de la quatrième édition au total, et de la deuxième finale canadienne officielle. Avec du recul, je félicite ceux qui ont créé cet événement pour leur vision et la qualité de l’exécution.
Quel est votre principal souvenir du match comme tel?
J’en ai plusieurs. Outre la victoire, tous les éléments sont tombés en place de façon extraordinaire, à commencer par une température particulièrement clémente pour un soir de novembre. Les gradins du Stade Varsity étaient remplis et comme le stade n’était pas trop grand, cela créait une ambiance intime. Les médias avaient également couvert l’événement de façon exceptionnelle, ce qui n’est pas toujours le cas de nos jours. Une situation malheureuse, puisque le produit sur le terrain n’a jamais été meilleur.
Quel fut le jeu clé du match selon vous?
Le jeu clé fut un long retour suite au botté de reprise après que nos adversaires eurent marqué les premiers. Ce jeu a mis la table pour un touché qui a créé l’égalité et a changé le momentum.
Personnellement, quel fut votre plus gros jeu ou votre plus importante contribution dans le match?
Pas de jeu en particulier de ma part, mais plutôt un superbe effort collectif de la part de tous, incluant nos légendaires entraîneurs Frank Tindall et Hal « Moose » McCarney.
Est-il survenu quelque chose d’inhabituel ou hors de l’ordinaire pendant le match ou pendant la semaine?
Je dirais le niveau de concentration et de cohésion au sein de l’équipe créé par la semaine de la Coupe Vanier, considérant que notre équipe était déjà reconnue pour sa concentration exemplaire durant toute la saison.
Les entraîneurs ont-ils changé quoi que ce soit dans la routine habituelle en préparation pour le match?
Absolument rien. Les entraîneurs nous avaient très bien préparés, et cela avec humour, comme ils en avaient l’habitude.
Comment avez-vous réagi - personnellement ou en tant que groupe - au stade, à la foule, aux conditions climatiques?
Le stade, la foule et la température étaient tout simplement parfaits pour un match de la Coupe Vanier.
Quels sont vos souvenirs des célébrations d’après-match sur le terrain et/ou dans le vestiaire?
Tout s’est passé tellement vite, je ne me souviens pas de grand-chose. Je me souviens par contre de la photo d’équipe prise dans le vestiaire, qui a survécu jusqu’à nos jours et que l’on retrouve dans les publications de football et de marketing de Queen’s.
Quels sont vos souvenirs du voyage de retour? Quelle fut la réaction sur le campus à votre retour?
Je ne me souviens pas très bien du retour ou de la réception sur le campus, mis à part le fait qu’à l’époque, les étudiants de Queen’s étaient reconnus pour leur soutien envers l’équipe.
À l’époque, comme cette victoire à la Coupe Vanier a-t-elle changé votre quotidien?
Cette victoire n’a pas changé on quotidien, mais pour le reste de votre vie, il existe un lien avec les coéquipiers avec qui vous avez réalisé cet exploit et vécu cette expérience. Remporter un championnat canadien est un exploit assez rare qui ne s’efface pas avec les années.
À quelle fréquence vous remémorez-vous cette victoire à la Coupe Vanier??
Les membres de notre équipe sont encore proches de nos jours, mais nous ne vivons pas dans le passé. Lorsqu’on se retrouve, notre triomphe est toujours là, en arrière-plan, un arrière-plan fort agréable.
À quel point fut-il spécial de remporter la Coupe Vanier pour Queen’s, qui possède une telle tradition en football?
Dans un sens, il était presque logique que Queen’s remporte l’une des premières Coupes Vanier, étant donné son extraordinaire tradition. Un très bon livre d’ailleurs été écrit sur cette tradition, soit « Gael Force ». Il existe bien sûr d’autres prestigieux programmes de football à travers le pays, mais aucun ne possède la riche tradition de Queen’s.
