LES ENTREVUES DE LA 50E COUPE VANIER: Paul Knill, Western (1971)
Lors de la septième Coupe Vanier, les Mustangs de Western Ontario ont surpris les Golden Bears de l’Alberta, classés premiers au pays, par 15-14 devant une foule partisane de 13 041 spectateurs au Stade Varsity à Toronto pour remporter le premier de leurs six titres canadiens. Les Mustangs n’ont jamais eu l’avance dans le match jusque dans les derniers instants du quatrième quart, lorsque le vétéran botteur Paul Knill a réussi un placement de 17 verges alors qu’il ne restait que 3:57 à écouler à la rencontre.
LES ENTREVUES DE LA 50E
COUPE VANIER: 1971
Une conversation avec...
Paul Knill, botteur, Mustangs de l’Université Western
Ontario
Lors de la septième Coupe Vanier, les Mustangs de Western Ontario ont surpris les Golden Bears de l’Alberta, classés premiers au pays, par 15-14 devant une foule partisane de 13 041 spectateurs au Stade Varsity à Toronto pour remporter le premier de leurs six titres canadiens. Les Mustangs n’ont jamais eu l’avance dans le match jusque dans les derniers instants du quatrième quart, lorsque le vétéran botteur Paul Knill a réussi un placement de 17 verges alors qu’il ne restait que 3:57 à écouler à la rencontre.
Quel est votre principal souvenir de la semaine de la Coupe Vanier et de votre expérience en général?
Pour être honnête, mes souvenirs des jours précédant le match sont un peu flous. Nous nous sommes rendus à Toronto un peu plus tôt que nous l’aurions fait pour un voyage normal. Nous avons pratiqué au stade et avons assisté à un banquet de la Coupe Vanier. Mais lors des deux semaines précédentes, nous avions été à Kingston pour la finale de la Coupe Yates puis à Halifax pour la Coupe Atlantique, alors dans les faits, nous étions un peu fatigués de vivre dans nos valises.
Quel est votre principal souvenir du match comme tel?
À quel point ce fut une rude bataille contre les Golden Bears. Surtout qu’il faisait très froid, on aurait cru que l’hiver était arrivé à l’avance.
Quel fut le jeu clé du match selon vous?
Nous étions profondément dans notre zone et face à un fort vent. Sur un deuxième essai et court, notre quart-arrière Joe Fabiani a feint une remise et a passé le ballon à notre ailier espacé Terry Harvey, qui s’est presque rendu à la ligne des buts de l’Alberta.
(Note: Le jeu de passe et course de 97 verges représente toujours la plus longue passe complétée dans l’histoire de la Coupe Vanier)
Personnellement, quel fut votre plus gros jeu ou votre plus importante contribution dans le match?
Au deuxième quart, j’avais réussi un long placement qui a représenté un record de la Coupe Vanier pendant plusieurs années.
(Note: Le placement de 41 verges a représenté un record du match jusqu’en 1982 et occupe toujours le sixième rang dans l’histoire de la Coupe Vanier)
Vous avez également réussi le placement de la victoire pour procurer à Western sa première Coupe Vanier. Ce jeu doit être plutôt spécial à vos yeux?
Jim Roth, qui était notre centre, Mike Fess, qui tenait le ballon, et moi pratiquions ensemble à tous les jours depuis deux ans. Pour nous, réussir ce placement nous semblait normal, c’était le résultat de toute notre préparation.
Les entraîneurs ont-ils changé quoi que ce soit dans la routine habituelle en préparation pour le match?
Nos entraîneurs nous avaient très bien préparés et excellaient à apporter des ajustements à la mi-temps. Ils ont utilisé la même formule gagnante pour ce match.
Comment avez-vous réagi - personnellement ou en tant que groupe - au stade et à la foule?
Le stade était un endroit historique et me rappelle le vieux Stade J.W. Little à London ou le Stade Richardson à Queen’s. Les spectateurs étaient très près du terrain et nous avons reçu un soutien incroyable des partisans de Western.
Quels sont vos souvenirs des célébrations d’après-match sur le terrain et/ou dans le vestiaire?
Dès le coup de sifflet final, on aurait dit que tous les partisans se sont retrouvés sur le terrain et célébraient avec nous.
Quels sont vos souvenirs du voyage de retour? Quelle fut la réaction sur le campus à votre retour?
Quelques-uns de nos coéquipiers sont demeurés à Toronto – qui était leur domicile – et le reste de l’équipe a pris l’autobus pour London le soir même. Le voyage a été incroyablement silencieux. Évidemment, nous étions très heureux d’avoir gagné, mais nous réalisions à quel point nous avions étions chanceux de l’emporter de façon in extremis. De plus, nous étions complètement épuisés. Sur le campus, par contre, les célébrations ont duré pendant des semaines.
À quelle fréquence vous remémorez-vous cette victoire à la Coupe Vanier?
À chaque quatre ou cinq ans, notre équipe se retrouve. Nous sommes comme des frères, et les histoires, les anecdotes et les blagues ne vieillissent pas, c’est comme si le match avait eu lieu hier.
Dans quel programme avez-vous étudié à Western et dans quel domaine avez-vous travaillé suite à votre graduation?
J’ai obtenu mon diplôme en droit à Western et j’ai pratiqué pendant 38 ans avant de prendre ma retraite récemment. Je me suis installé dans la région de Huntsville.
