50TH VANIER CUP INTERVIEW SERIES: Frank Smith, UBC (1982)
LES ENTREVUES DE LA 50E COUPE VANIER: 1982
Une conversation avec...
Frank Smith, entraîneur-chef, Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique
Lors de la 18e Coupe Vanier, au Stade Varsity de Toronto, les Thunderbirds de UBC ont marqué trois touchés en l’espace de quatre minutes au premier quart en route vers une victoire de 39-14 sur les Mustangs de Western Ontario et une première conquête du titre canadien. Il s’agissait du premier de deux triomphes en quatre participations à la Coupe Vanier pour l’entraîneur-chef Frank Smith, qui allait de nouveau mener les T-Birds aux grands honneurs en 1986.
Quel est votre principal souvenir de la semaine de la Coupe Vanier et de votre expérience en général?
Ce fut vraiment une expérience extraordinaire pour tous nos joueurs. Et la victoire a été le couronnement d’une merveilleuse semaine.
Quel est votre principal souvenir du match comme tel?
Nous étions simplement très heureux d’avoir remporté le match. Western avait une excellente équipe et nous aussi. La seule raison qui explique que nous l’ayons emporté de façon si décisive est que nos gars ont vraiment bien joué cette journée-là, mais ça n’enlève rien à Western, qui formait toute une équipe et possède une tradition gagnante.
(Note: UBC avait pris part à une seule Coupe Vanier avant le match de 1982, soit un revers de 16-3 contre Queen’s en 1978, alors que Western Ontario avait déjà participé à quatre finales de l’USIC, l’emportant à quatre reprises)
Quel fut le jeu clé du match selon vous?
Il faudrait que je visionne le film du match. Il y a eu beaucoup de gros jeux pendant ce match et je ne crois pas être en mesure d’en identifier seulement un.
(Note: Glenn Steele, un porteur de ballon retenu trois fois parmi les étoiles de l’USIC au cours de sa carrière, avait été nommé joueur par excellence du match après avoir récolté 236 verges au sol en 21 portées, incluant des touchés de sept et 57 verges au premier quart, et avait également capté deux passes pour 25 verges. Ses 236 verges par la course et 261 au total étaient deux nouveaux records de la Coupe Vanier à l’époque)
Les entraîneurs ont-ils changé quoi que ce soit dans la routine habituelle en préparation pour le match?
Nous avions gagné la demi-finale canadienne à Halifax contre StFX de façon convaincante. Nous nous sommes ensuite rendus à Toronto et y avons passé toute la semaine, alors nous étions acclimatés à notre nouvel environnement une fois venu le jour du match.
(Note: Les Thunderbirds, qui avaient conservé une fiche cumulative de 11-0 en 1982, avaient le vent dans les voiles à leur arrivée à Toronto après avoir dominé le Manitoba par 57-3 en finale de la conférence de l’Ouest et StFX par 54-1 lors de la Coupe Atlantique)
Quels sont vos souvenirs des célébrations d’après-match sur le terrain et/ou dans le vestiaire?
Le plus important pour moi était de voir que tous les gars étaient si heureux. Nous avions une équipe disciplinée et les gars savaient qu’ils allaient devoir bien jouer pour l’emporter, alors le fait de gagner de façon décisive était tout à leur honneur.
Quels sont vos souvenirs du voyage de retour?
Tout le monde était très content. C’était notre première Coupe Vanier alors c’était un moment important dans l’histoire de UBC. Mais en fait, notre saison n’était pas terminée. Il nous restait un match d’exhibition à jouer cette année-là, le Shrum Bowl contre Simon Fraser, qui évoluait à l’époque sur un circuit américain. C’était une partie importante pour nous alors il nous fallait être prêts pour la semaine suivante.
(Note: UBC a défait SFU 19-8 lors du Shrum Bowl de 1982, ce qui se voulait l’une des huit victoires de Smith en 12 présences au Shrum Bowl comme entraîneur-chef)
Quelle fut la réaction sur le campus à votre retour?
À cette époque, nous profitions d’une excellente couverture médiatique à Vancouver pendant toute la saison. Beaucoup de gens étaient excités car il s’agissait de notre première conquête de la Coupe Vanier.
À l’époque, comme cette victoire à la Coupe Vanier a-t-elle changé votre quotidien?
Ça n’a pas vraiment bouleversé ma vie. À ce moment-là, j’étais en place depuis quelques années déjà. La clé pour ce qui est de l’équipe de 1982 fut d’arriver à recruter tous ces joueurs et de mettre tous les éléments en place. Nous comptions sur de grands leaders et nos entraîneurs adjoints ont également fait de l’excellent boulot.
(Note: Smith a dirigé UBC pendant 21 saisons de 1974 à 1994, décrochant le titre d’entraîneur de l’année de l’USIC à deux reprises, en 1978 et 1987)
À quelle fréquence vous remémorez-vous ces victoires à la Coupe Vanier?
À chaque fois que je revois un joueur ou un entraîneur de ces équipes, ça rappelle de bons souvenirs. Nous étions comme une famille. Les joueurs possédaient beaucoup de talent et en ont fait bon usage.
À quelle université avez-vous étudié, dans quel domaine, et y avez-vous joué au football?
J’ai obtenu un baccalauréat en éducation physique de l’Université Eastern Washington, mais je n’ai pas joué pour l’équipe de football. J’avais déjà évolué pendant cinq ans dans la LCF, alors je n’étais pas admissible. Mais j’ai aidé l’équipe comme entraîneur adjoint.
