LES ENTREVUES DE LA 50E COUPE VANIER: Julian Feoli-Gudino, Université Laval (2008)
Lors de la 44e Coupe Vanier, le Rouge et Or de l’Université Laval a remporté sa cinquième Coupe Vanier en 10 ans grâce à une spectaculaire victoire de 44-21 sur les Mustangs de Western Ontario au Stade Ivor Wynne à Hamilton. Dans un affrontement au cours duquel les deux équipes ont amassé près de 1000 verges à l’attaque, le Rouge et Or a marqué quatre touchés de plus de 60 verges, dont deux par le receveur et retourneur Julian Feoli-Gudino. Le marchand de vitesse natif du Costa Rica avait été nommé joueur par excellence de la rencontre après avoir récolté 207 verges au total, incluant 112 en quatre attrapés.
LES ENTREVUES DE LA 50E COUPE VANIER: 2008
Une conversation avec...
Julian Feoli-Gudino, receveur/retourneur, Rouge et Or de l’Université Laval
Lors de la 44e Coupe Vanier, le Rouge et Or de l’Université Laval a remporté sa cinquième Coupe Vanier en 10 ans grâce à une spectaculaire victoire de 44-21 sur les Mustangs de Western Ontario au Stade Ivor Wynne à Hamilton. Dans un affrontement au cours duquel les deux équipes ont amassé près de 1000 verges à l’attaque, le Rouge et Or a marqué quatre touchés de plus de 60 verges, dont deux par le receveur et retourneur Julian Feoli-Gudino. Le marchand de vitesse natif du Costa Rica avait été nommé joueur par excellence de la rencontre après avoir récolté 207 verges au total, incluant 112 en quatre attrapés.
Quel est votre principal souvenir de la semaine de la Coupe Vanier et de l’expérience en général?
Cette semaine magique reste gravée dans mes souvenirs comme ma première conquête de la Coupe Vanier. Je me souviendrai toujours de l'accueil que nous avons reçu de la part des organisateurs et des gens d'Hamilton. Nous avons été traités comme des invités d'exception et la semaine était organisée au diapason.
(Note: Feoli-Gudino disputait sa deuxième saison avec Laval en 2008 et allait soulever la Coupe Vanier à nouveau en 2010)
Quel est votre principal souvenir du match comme tel?
Je me souviendrai toujours de la neige qui s'est mise à tomber une fois que la partie était hors de portée pour Western. Cette image de flocons brillants dans les airs est intimement liée au sentiment d'accomplissement que représentait cette conquête de la Coupe Vanier. Voir tous nos fans qui célébraient la victoire avec les joueurs sur le terrain sous la neige restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Dans un tel festival offensif, comment l’unité offensive gérait-elle ce match? Que se disaient les joueurs sur le banc?
Le match a été géré de main de maître par Justin Éthier, notre coordonnateur offensif. Tout d'abord, la préparation étant parfaite, tout ce que nous avions anticipé par rapport aux couvertures et aux fronts défensifs s'est transposé sur le terrain. Ainsi, nous étions très calmes tout au long du match, car les entraineurs nous ont donnés les outils pour réussir. Enfin, nous étions un groupe assez expérimenté et notre meneur, le quart-arrière Benoît Groulx, venait d'être élu meilleur joueur au Canada. Nous étions donc très confiants tout au long de la partie.
(Note: Groulx, qui était devenu le premier joueur de l’histoire du Rouge et Or à mériter le trophée Hec Crighton deux jours avant le match, avait été brillant dans la victoire, complétant 17 de ses 27 tentatives pour des gains de 383 verges et des passes de touché de 82 verges à Feoli-Gudino et de 92 verges à Mathieu Bouvette)
Quel fut le jeu clé du match selon vous?
Dans un match de telle envergure, il n'y a pas qu'un seul jeu qu'on puisse qualifier de jeu clé. Cependant, au troisième quart, Mathieu Bouvette a marqué un touché de 92 verges qui, selon moi, a mis la partie hors de portée des Mustangs, car il portait le pointage à 34-7.
(Note: En avance 3-0 après le premier quart, Laval avait explosé pour 24 points au deuxième engagement pour s’emparer d’une priorité de 27-7 à la mi-temps. Le touché de Bouvette après 4 :05 de jeu au troisième quart avait brisé les reins de Western)
Personnellement, quel a été votre plus importante contribution dans le match, votre plus gros jeu?
J'ai capté une passe de 82 verges qui nous donnait les devants 27-7. Ce jeu est très important à mes yeux, étant donné que lors de la série offensive précédente des Mustangs, ils avaient marqué leur premier touché du match. Ainsi, ce touché nous permettait de reprendre immédiatement notre avance de 20 points.
Vous avez également inscrit un touché sur un retour de dégagement de 74 verges qui donnait les devants au Rouge et Or 20-0 au deuxième quart. Parlez-nous de ce jeu.
Tout au long de la saison, notre unité de retour de bottés de dégagement avait été excellente. Nous avions bloqué des bottés et donné des bonnes positions de terrain à l'offensive. Cependant, nous n'avions pas encore marqué de touché. Ainsi, nous avons été récompensés lors du match ultime. Francesco Pepe Esposito, l'entraîneur des unités spéciales, a appelé un retour au centre. Je me souviens de voir le ballon botté dans les airs au milieu du terrain légèrement vers ma droite et de me dire que c'était le botté parfait pour un retour au centre. Une fois le ballon dans mes mains, je me suis dirigé légèrement vers le centre du terrain où mes coéquipiers avaient créé une ouverture telle que je me retrouvai immédiatement face au botteur. Il ne me restait qu'à le déjouer et à me diriger vers le coin gauche de la zone des buts.
Est-il survenu quelque chose d’inhabituel ou hors de l’ordinaire pendant le match ou pendant la semaine?
Je dirais que non, si ce n'est que des festivités et des soupers entourant la Coupe Vanier.
Les entraîneurs ont-ils changé quoi que ce soit dans la routine habituelle dans la préparation pour le match?
La routine a été la même qu'au cours de toute la saison. La préparation a été un peu plus serrée pour tout le monde étant donné l'envergure du match. Mais si ce n'était des festivités et des activités entourant la partie durant la semaine, c'était une semaine normale au sein du Rouge et Or.
Comment avez-vous réagi - vous personnellement et l’équipe - au stade et à la foule de Hamilton? Les spectateurs étaient-ils hostiles au Rouge et Or étant donné que vous affrontiez une équipe ontarienne?
Personnellement, le fait d'avoir l'opportunité de jouer dans un stade professionnel avec un écran géant me motivait énormément. Collectivement, nous étions conscients que la foule allait être hostile à notre égard. Cet aspect du match nous a servi de motivation tout au long de la semaine. Nous étions des « party crashers ».
Enfin, un aspect que nous n'avions pas anticipé était le nombre de partisans du Rouge et Or qui allaient se déplacer jusqu'à Hamilton. Ces derniers ont été incroyables. Ils ont été plus bruyants que les fans de Western malgré le fait qu'ils étaient une minorité visible. Plus le match avançait, plus on entendait des encouragements en français.
Quels sont vos souvenirs des célébrations d’après-match sur le terrain et/ou dans le vestiaire?
Mes souvenirs en compagnie de mes coéquipiers sont ceux du devoir accompli et d'une joie indescriptible. Nous avons chanté, dansé et ri en famille. Ce fut un moment très spécial.
Quelle fut la réaction sur le campus à votre retour?
Tout le monde était très fier de leur équipe. Les félicitations ont été nombreuses.
À l’époque, comment cette victoire à la Coupe Vanier a-t-elle changé votre quotidien?
J'étais maintenant un champion de la Coupe Vanier. Je pouvais dire que j'avais contribué à la tradition gagnante du Rouge et Or. De plus, je venais d'accomplir le seul objectif que j'avais en me joignant à cette équipe : gagner la Coupe Vanier. Désormais, je pouvais me concentrer sur mon prochain objectif : en gagner une deuxième!
Dans quel programme avez-vous étudié et dans quel domaine avez-vous travaillé suite à votre graduation?
J’ai étudié à Laval en relations industrielles et je suis maintenant privilégié de pouvoir continuer de vivre ma passion du football dans les rangs professionnels. Je fais partie de l’organisation des Blue Bombers de Winnipeg de la LCF.
